7 Oct 2011 – 30 Oct 2011

Palais de Tokyo

Morag Keil

Moarg Kiel

Installation view: Moarg Kiel Palais de Tokyo 2011

Installation view: Moarg Kiel Palais de Tokyo 2011

Installation view: Moarg Kiel Palais de Tokyo 2011

Morag Keil, lauréate du Prix Lafayette 2010, présente au Palais de Tokyo une installation inédite. Le travail de Morag Keil s’exprime à travers de nombreux mediums, parmi lesquels l’installation, la peinture et le film constituent un langage formel très personnel au sein duquel l’identité et sa construction sont questionnées. Bien qu’elle ne soit jamais explicite, la complexité des liens entre l’adolescence et les projections ou interprétations de la part des autres traverse les propositions de l’artiste.

L’exposition conçue pour le Palais de Tokyo, intitulée “Moarg Kiel”, jeu autour de l’orthographe du nom de l’artiste, comme un nom d’avatar utilisé sur internet, questionne l’identité en construction à travers plusieurs créations se faisant échos. La vidéo présentée en boucle sur un moniteur s’apparente à un jeu vidéo qui, vidé de ses propres règles, ne comporterait ni début ni fin. Les personnages, équipés chacun d’une caméra, déambulent dans un univers où ne persiste que leur propre trajectoire. Parfois une forme humaine se laisse entrevoir, mais celle-ci n’est qu’une individualité privée de genre. Proche, une banquette de métro, issue d’un univers familier, voire quotidien, apparaît comme un canapé au milieu d’un salon. Les mannequins ou personnages factices faits de plastique ou tissus, des corps durs ou mous, habitent l’espace d’exposition. Proche, une sculpture en mouvement ne cesse de s’activer. Cet objet mécanique rudimentaire, inspiré d’une « sex machine », fait écho au mouvement isolé et permanent du film, ainsi ces deux oeuvres créent une boucle passive et infinie. Les oeuvres, comme un seul ensemble, deviennent alors une scène, un extrait figé dans le temps.
[1985] Vit et travaille à Londres.

Exposition organisée dans le cadre du Prix Lafayette 2010, avec le soutien de la Fiac.

Le Palais de Tokyo remercie également la RATP (département du patrimoine).